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Sante Sommeil

Apnée du sommeil : symptômes à repérer et quand s’inquiéter

Par Alban Latier Publié le 8 juillet 2026 Lecture 5 min
Apnée du sommeil : symptômes à repérer et quand s’inquiéter

L’essentiel

  • Le syndrome d’apnées du sommeil (SAHOS) se caractérise par des pauses respiratoires répétées qui fragmentent le sommeil sans que la personne en ait conscience.
  • Les symptômes nocturnes (ronflement bruyant, pauses respiratoires, réveils en sursaut) et diurnes (fatigue, somnolence, maux de tête, troubles de la concentration) doivent alerter.
  • Les principaux facteurs de risque sont le surpoids, l’âge, le sexe masculin, certaines particularités anatomiques et l’alcool.
  • Non traitée, l’apnée peut avoir des conséquences cardiovasculaires et accidentogènes ; le diagnostic repose sur un enregistrement du sommeil.
  • Il ne faut pas s’autodiagnostiquer : la consultation médicale est impérative.

On peut vivre des années avec une apnée du sommeil sans le savoir. Pendant la nuit, la respiration s’interrompt à de multiples reprises, le cerveau micro-réveille le dormeur pour relancer la respiration, et le sommeil perd toute sa qualité réparatrice — tout cela à l’insu de la personne, qui ne retient au matin qu’une fatigue tenace.

Cet article décrit les symptômes à repérer, les facteurs de risque, les conséquences possibles et le parcours de diagnostic. Son objectif est de vous aider à reconnaître les signaux et à consulter au bon moment. Il ne permet ni de poser un diagnostic ni de l’écarter : seul un médecin le peut.

Qu’est-ce que le SAHOS ?

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) correspond à des fermetures complètes (apnées) ou partielles (hypopnées) des voies aériennes pendant le sommeil. Ces interruptions répétées privent l’organisme d’oxygène par à-coups et fragmentent le sommeil en provoquant des micro-éveils dont la personne ne se souvient pas. Le sommeil paraît long, mais il n’est pas réparateur.

Les symptômes à repérer

Les signes se répartissent entre la nuit et la journée.

Symptômes nocturnes

  • Un ronflement bruyant et irrégulier, souvent ancien.
  • Des pauses respiratoires observées par l’entourage, suivies de reprises bruyantes.
  • Des réveils en sursaut avec une sensation d’étouffement ou de manque d’air.
  • Une envie d’uriner plusieurs fois dans la nuit, une transpiration nocturne.

Symptômes diurnes

  • Une fatigue persistante et une somnolence dans la journée, parfois dangereuse (au volant notamment).
  • Des maux de tête au réveil.
  • Des troubles de la concentration, de la mémoire et de l’humeur (irritabilité, baisse de moral).

Le ronflement est un point de recoupement fréquent : voir notre article sur le ronflement, ses causes et ses solutions. Un ronflement isolé n’est pas une apnée, mais un ronflement avec pauses et fatigue doit faire consulter.

Qui est concerné ? Les facteurs de risque

  • Le surpoids et l’obésité, facteur majeur.
  • L’âge, qui augmente la fréquence du trouble.
  • Le sexe masculin, plus souvent touché (le risque augmente aussi chez la femme après la ménopause).
  • Des particularités anatomiques (mâchoire en retrait, amygdales volumineuses, obstruction nasale).
  • L’alcool et les sédatifs le soir, le tabac.

Pourquoi il ne faut pas négliger l’apnée

Au-delà de la fatigue, l’apnée du sommeil non traitée est associée à un risque accru de problèmes cardiovasculaires (hypertension artérielle notamment) et à une somnolence qui augmente le risque d’accidents, en particulier sur la route et au travail. C’est précisément parce que ces conséquences peuvent être sérieuses qu’un diagnostic et une prise en charge sont importants.

Diagnostic et traitements

Le diagnostic ne se fait pas seul. Il commence par une consultation médicale, où le médecin évalue les symptômes et les facteurs de risque, parfois à l’aide de questionnaires de somnolence. Il confirme le diagnostic par un enregistrement du sommeil : polygraphie ventilatoire ou polysomnographie, qui mesurent la respiration, l’oxygénation et le sommeil pendant la nuit.

Selon la sévérité, les traitements peuvent inclure la pression positive continue (PPC), qui maintient les voies aériennes ouvertes pendant la nuit, l’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM), des mesures sur le poids et l’hygiène de vie, et la prise en charge de la position de sommeil. Tous relèvent d’une prescription et d’un suivi médical.

Un sommeil de meilleure qualité passe aussi par l’environnement : une chambre à la bonne température et une literie adaptée, par exemple un oreiller pour dormir sur le côté qui aide à éviter le dos. Ces mesures accompagnent le traitement mais ne le remplacent jamais. Pour le contexte général, voir notre rubrique santé du sommeil et nos conseils pour mieux dormir.

Questions fréquentes

Peut-on diagnostiquer une apnée du sommeil soi-même ?

Non. On peut repérer des signaux d’alerte, mais le diagnostic repose sur une évaluation médicale et un enregistrement du sommeil. Il ne faut ni s’autodiagnostiquer ni s’autotraiter : c’est le rôle d’un médecin.

Quelle est la différence entre ronfler et faire de l’apnée ?

Le ronflement est un bruit dû à la vibration des tissus de la gorge ; il peut être isolé et bénin. L’apnée ajoute des pauses respiratoires répétées et une fatigue diurne marquée. C’est cette association qui doit faire consulter.

En quoi consiste la polysomnographie ?

C’est un enregistrement du sommeil pendant une nuit, qui mesure la respiration, l’oxygénation du sang, l’activité cérébrale et d’autres paramètres. Il permet de confirmer le diagnostic et d’évaluer la sévérité de l’apnée.

L’apnée du sommeil se guérit-elle ?

On ne parle pas de promesse de guérison, mais d’une prise en charge qui contrôle efficacement les symptômes et réduit les risques. Les traitements (PPC, OAM, mesures d’hygiène de vie) sont définis et suivis par un médecin.

Article informatif, à visée d’information générale. Il ne remplace ni un diagnostic, ni une consultation, ni un avis médical, et n’incite à aucune automédication ni à l’autodiagnostic. Si vous présentez des symptômes évoquant une apnée du sommeil — pauses respiratoires, ronflement avec fatigue importante, somnolence en journée — la consultation d’un médecin est impérative.

Alban Latier

Hypnothérapeute, spécialiste du sommeil

J’accompagne au quotidien des personnes qui dorment mal. Je partage ici des conseils concrets, sourcés et datés.